Dans mon roman Les Enfants du Salève, l’intrigue serpente dans les couloirs d’un bâtiment imposant, aux murs chargés de secrets. Pour beaucoup, ce décor n’est qu’une création littéraire. Pourtant, chaque recoin de ce manoir, chaque ombre dans le parc eBois-Salève : Quand mes souvenirs d’enfant deviennent vos cauchemars
Dans mon roman Les Enfants du Salève, l’intrigue serpente dans les couloirs d’un bâtiment imposant, aux murs chargés de secrets. Pour beaucoup, ce décor n’est qu’une création littéraire. Pourtant, chaque recoin de ce manoir, chaque ombre dans le parc et même les détails les plus inquiétants sont puisés dans la réalité d’un lieu qui a marqué ma vie : Bois-Salève, au Pas de l’Échelle.
Une immersion dans le vrai : du manoir au roman
Je vous le confie aujourd’hui : chaque pièce décrite dans mon livre est véridique. Du réfectoire immense aux plafonds hauts, jusqu’à l’escalier de marbre et aux recoins sombres des communs, je n’ai rien inventé. En écrivant, j’ai simplement rouvert les portes de ma mémoire pour vous guider dans ce labyrinthe de pierre.
Les peurs que j’ai instillées dans mon thriller psychologique ne sont pas que des ressorts scénaristiques ; ce sont des émotions que j’ai réellement vécues entre ces murs. Il y a une vibration particulière dans ce bâtiment, une sensation d’être observée que j’ai voulu vous transmettre à travers mes personnages.
La piscine vide et les murmures sous les draps
S’il est un élément qui a frappé les lecteurs, c’est cette piscine vide. À mes yeux d’enfant, lors de mes étés au centre de vacances SNCF, cela paraissait totalement fou : une immense cuve de béton, jamais remplie, vestige d’un temps oublié au milieu d’un parc aux arbres centenaires. Elle est devenue, dans mon récit, le symbole de l’absence et du secret.
Et puis, il y a les légendes urbaines. Celles dont je parle dans le roman ne sortent pas de mon imagination. C’étaient les histoires que nous nous murmurions sous les draps, le soir, une fois que les lumières du dortoir étaient éteintes et que les bruits de la bâtisse commençaient à résonner. Ces récits de fantômes et de disparitions étaient notre façon d’apprivoiser le mystère de Bois-Salève.
Des sources historiques et littéraires majeures
Pour ceux qui souhaitent approfondir l’histoire de ce bâtiment et comprendre pourquoi il fascine tant, je vous recommande ces références précieuses :
• Le Royaume des Orphelins : Un article passionnant de la Lettre du Cheminot retrace l’épopée de la Protection Mutuelle des Cheminots à Bois-Salève : SNCF : Bois-Salève, le royaume des orphelins du rail.
• L’iconographie d’époque : Vous pouvez admirer le manoir (anciennement La Pommière) sur le site de La Salévienne : Bois-Salève au Pas de l’Échelle.
• L’histoire complète : Le dossier détaillé de Mémoire de Veyrier retrace son évolution de pensionnat à orphelinat de guerre.
Vers le tome 2 : La vérité continue de hanter les pages
Aujourd’hui, Bois-Salève a été réhabilité en appartements, mais pour moi, l’âme du manoir reste piégée dans les pages de mon roman. Alors que mon Tome 2 est sur le point de paraître, je me rends compte que l’on ne crée rien de plus effrayant que ce qui a réellement été ressenti.


