Lire : le meilleur moyen de rester libre

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Mel Eskera
février 27, 2026 |

On me demande souvent pourquoi j’écris du thriller psychologique, pourquoi j’aime décortiquer la noirceur humaine et ses nuances. La réponse tient en un mot : résistance.
Dans un monde qui hurle, qui s’accélère et qui nous somme de réagir à la seconde, ouvrir un livre est devenu un geste révolutionnaire. C’est ce que rappelle avec force Augustin Trapenard dans cette réflexion qui résonne en moi comme un manifeste :

« Dans un monde où tout s’accélère, qu’y a-t-il de plus dissident que la littérature ? Elle offre le temps long et la nuance. Aujourd’hui, le fait même de prendre un livre, c’est un acte de résistance. »

Sortir de l’hypnose du clic

Nous vivons sous la dictature de l’immédiateté. Les réseaux sociaux nous habituent à une pensée binaire, en « noir ou blanc », en « j’aime ou je n’aime pas ». C’est le piège de la simplification.
Choisir de lire, c’est refuser de se laisser hypnotiser par le flux. C’est reprendre le pouvoir sur son propre cerveau. En vous plongeant dans une histoire, vous ne subissez plus : vous construisez. Vous musclez votre capacité d’analyse et, osons le dire, vous devenez plus intelligent. Pourquoi ? Parce que la lecture vous force à faire ce que les écrans ne font plus : connecter des idées, anticiper, ressentir et surtout, comprendre la complexité.

La lecture comme nourriture de l’intelligence

L’intelligence n’est pas une base de données, c’est une aptitude à saisir la nuance. C’est exactement ce que je cherche à explorer dans mes romans, comme dans Les Enfants du Salève ou mon prochain roman. En suivant un personnage dans ses méandres psychologiques, vous apprenez à voir au-delà des apparences.
La lecture est un entraînement à l’empathie et à l’esprit critique. Un lecteur est plus difficile à manipuler qu’un simple consommateur d’images. C’est là que réside la véritable force du livre : il nous rend moins dociles, plus profonds, plus libres.

Mon invitation pour vous

Alors, la prochaine fois que vous hésitez entre scroller sans fin sur votre téléphone ou ouvrir un roman, souvenez-vous de cette phrase de Trapenard. Ne voyez pas la lecture comme un luxe ou un simple passe-temps. Voyez-la comme une émancipation.
Prenez ce temps long.

Plongez dans la nuance. Résistez. Devenez intelligemment dissidents.

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