Roman : Les Enfants du Salève, Disparition

Les Enfants du Salève, Disparition

Tom, six ans, disparaît en plein cœur d’Annecy. Quarante ans plus tôt, d’autres se sont tus. Entre ces deux histoires, un ancien flic brisé revient là où tout a commencé : un foyer isolé au pied du Salève et des traumatismes enfouis. « Les Enfants du Salève » est un polar noir ancré entre passé et présent qui explore la disparition, les blessures d’enfance et les vérités qui dérangent.

Sous une tension psychologique et une émotion brute, il raconte l’histoire de ceux qu’on a oubliés. Un roman qui vous hante bien après la dernière page. Libraire puis enseignante spécialisée, Mel Eskera puise dans ses souvenirs, ses lectures obsessionnelles et son regard d’enfant naïf pour écrire des histoires qui bousculent. Ce premier roman, c’est celui qu’elle a longtemps cherché, celui qu’elle aurait rêvé de lire. Maintenant, il est entre vos mains.

Chroniques

Dès les premières pages, Mel Eskera plante son décor avec une précision géographique qui transforme la Haute-Savoie en acteur silencieux de l’intrigue. Le Salève, cette montagne emblématique qui domine Genève et Annecy, n’est pas qu’un simple arrière-plan pittoresque : il devient le témoin silencieux d’événements qui s’étirent sur plusieurs décennies. L’auteure tire parti de sa connaissance intime du territoire pour tisser une toile narrative où les lieux réels – le lac d’Annecy, les ruelles du vieil Annecy, les foyers d’accueil perdus dans les hauteurs – acquièrent une dimension presque palpable. Cette géographie précise ancre le récit dans une réalité tangible qui renforce la crédibilité de l’intrigue.

Le choix de situer l’action dans cette région n’est pas anodin. Les paysages savoyards, avec leurs reliefs escarpés et leurs forêts denses, offrent naturellement des cachettes et des zones d’ombre propices au mystère. Eskera exploite cette topographie pour créer une atmosphère particulière, où la beauté des montagnes contraste avec la noirceur des actes commis. Les descriptions ne versent jamais dans le dépliant touristique ; elles servent l’intrigue en créant des espaces de tension où la nature devient complice ou obstacle selon les circonstances.

La romancière démontre également une connaissance approfondie du tissu social local. Les références aux institutions – commissariats, foyers, tribunaux – sont traitées avec un souci du détail qui donne au récit une épaisseur documentaire. On sent qu’Eskera s’est documentée ou qu’elle puise dans une expérience personnelle de ces environnements. Cette authenticité dans la restitution des lieux et des structures sociales permet au lecteur de s’immerger pleinement dans un univers qui, bien que fictionnel, résonne avec la réalité d’une région et de ses problématiques contemporaines.
La chronique complète sur le blog Lemondedupolar

Ce qu’ils en pensent

Avis sur Babelio
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ 4,5 étoiles sur 5

En préambule, je précise que cet avis concerne les deux tomes des Enfants du Salève (Disparition puis Révélation) puisque ce roman n’a été publié en deux parties que pour des raisons éditoriales…
Pour un premier roman, Mel Eskera frappe fort et juste. Alliant un art maîtrisé du suspense et une force émotionnelle, ce récit ne me laisse pas indemne, hanté par les personnages et leurs blessures, longtemps après avoir refermé la dernière page.
Mel alterne astucieusement des chapitres courts du présent et du passé, avec le point de vue de personnages différents. le rythme est calculé, elle sait quand faire monter le suspense et quand marquer une pause, ne laissant guère au lecteur le choix… Il faut attaquer un autre chapitre pour savoir…
On démarre sur les chapeaux de roue avec un premier chapitre haletant qui me fait témoin impuissant de la disparition d’un petit garçon. C’est brut, implacable, j’ai envie de crier « Non ! Ne fais pas ça ! Ne va pas là ! » C’est trop tard, l’horreur a frappé…
Je vis au plus près la stupeur, l’effarement, puis la douleur, énorme, intolérable de la famille, la mère qui s’effondre, le père qui se bat et la soeur qui va mener sa petite enquête parallèle dans les rues d’un Annecy qui nous livre ici ses sombres facettes loin de la Venise des Alpes chère aux touristes.
Je n’en livre pas plus sur l’intrigue tant je vous envie d’avoir à découvrir tous les personnages et leurs histoires. Sachez seulement que vous ferez connaissance avec un ex flic tourmenté, une tribu de cherokees du Jura, un président de club de football, un médecin pédiatre réputé et un jardinier bourru et que tous ces personnages ne sont pas seulement ce qu’ils semblent… Ils sont profonds, avec une histoire, un passé, et peut-être un avenir…
Parlons maintenant du cadre de cette, de ces histoires. Mel Eskera vit en Haute Savoie et y a des souvenirs. Elle raconte que des rêves et souvenirs d’enfance l’ont poussée à écrire les Enfants du Salève. Il est plus qu’évident qu’elle a longtemps parcouru et observé les paysages de notre si belle région pour si bien en faire un personnage de son roman. Loin de la carte postale estivale, la montagne, les forêts, les anciens foyers et les lieux abandonnés créent une atmosphère lourde et presque oppressante. Au détour d’un chemin, un détail peut devenir un indice révélateur.
L’atmosphère est lourde, pesante, mais l’écriture est précise, incisive. Pas de pathos gratuit mais pas non plus de concession à la vérité cruelle et innommable. Pas de description glauque mais le lecteur sait, le lecteur voit, le lecteur suffoque devant l’horreur, espérant un dénouement heureux…
Les chapitres qui nous font vivre la bande d’enfants sont très prenants. L’auteure travaille au quotidien avec des enfants et en tire une connaissance de leurs codes qui sonne vrai. Admiratrice évidente du maître Stephen King, elle a bien digéré son « Ça » et a bien compris que ce roman très populaire va bien au delà du récit fantastique de terreur. Al, P’tit Louis et Cendrine sont des cousins de Bill, Ritchie et Bev… Mel Eskera assume cet héritage puisqu’elle n’hésite pas à écrire tout un chapitre hommage au maître. On reconnaît aussi le clin d’oeil à l’imperméable de Georgie sur le site de l’auteure.
Je pourrais évoquer aussi le génial Mystic River du maître Lehane pour le parallèle avec les drames vécus à l’enfance, les souvenirs douloureux, la résilience ou la hantise de la vengeance…
En résumé, les enfants du Salève est un polar noir réussi, qui allie suspense, profondeur psychologique et une atmosphère immersive avec des personnages inoubliables portés par une écriture percutante. C’est un récit qui bouscule et qui reste en tête… et en coeur.
J’ai eu la chance de croiser Mel Eskera sur un salon. Elle a su me parler de son livre, le livre de sa vie selon ses termes. Je vous conseille également son blog (https://meleskera.com/blog/) sur lequel elle se livre avec une qualité d’écriture certaine. On y apprend d’ailleurs que le succès de son premier roman la poussera peut-être à poursuivre l’aventure. Croisons les doigts…
Les enfants du Salève : Un polar alpin qui sent la pluie froide, les couloirs abandonnés et les souvenirs qui grincent derrière les portes verrouillées.
Avis publié sur Babelio par Acoun ⭐️⭐️⭐️⭐️

Le début de ce récit se situe en 2020 dans la ville d’Annecy où le petit Tom 6 ans a disparu (enlèvement?) et où sa famille et son entourage (aidés par le police) essaient vainement de trouver des pistes qui les mèneraient à Tom (d’autres enlèvements n’ont-ils pas eu lieu?)
Parallèlement, un autre récit nous plonge dans le Jura, dans un foyer de la DDAS en 1983 « Le Salève », un foyer où le quotidien d’enfants déjà fragilisés va se fracasser sur la réalité perverses de certains adultes.
Quel lien entre ces deux récits?
C’est ce que va réussir à établir Jay, un ancien flic dépressif (on apprendra pourquoi) qui se remet en selle suite au meurtre sauvage de son voisin de pallier à Noisy-le-Grand.
Le décor est planté, le rythme est fluide, les chapitres alternent entre les époques, nous découvrons tous ces personnages et bien d’autres et l’enquête avance, rigoureuse, très professionnelle.
On découvre au hasard certaines petites failles derrière des personnages qui semblaient plutôt lisses. Des indices sont disséminés ça et là, mais on ne les comprendra sans doute qu’à posteriori quand le puzzle sera rassemblé dans le tome 2
L’originalité du livre tient à sa construction, très élaborée, mystérieuse, intrigante mais aussi à l’écriture au style fluide et très cinématographique : on est sur les lieux (très précisément décrits) au plus près des personnages, on les suit pas à pas, on vit les évènements avec eux, on ressent leurs émotions, on tremble avec eux, on pleure avec eux…
La suite sur Babelio par Mcchambard ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Ce premier tome a été une excellente surprise, d’autant plus qu’il s’agit du tout premier livre de cette autrice. L’intrigue se déroule en Haute-Savoie, ma région, ce qui renforce encore davantage l’immersion : chaque décor, chaque ambiance y résonne de façon particulièrement vivante. L’écriture est fluide, maîtrisée, et l’autrice parvient à poser dès ce tome 1 des bases solides pour une histoire qui s’annonce bien plus complexe qu’il n’y paraît.
Le récit navigue entre deux époques, tout en mettant en scène plusieurs personnages dont on devine qu’ils sont liés, sans savoir encore comment. C’est précisément cette toile subtile, habilement tissée, qui rend l’intrigue si addictive : on avance avec la sensation que chaque détail compte, que chaque rencontre est une pièce d’un puzzle plus vaste.
Si le point de départ est la disparition d’un enfant, on comprend très vite que l’histoire va bien au-delà de ce simple évènement. L’intrigue se complexifie, s’enrichit, et dévoile peu à peu des enjeux plus profonds, parfaitement préparés et distillés avec justesse.
Bref : un premier roman bien rédigé, au suspense efficace, dont les mystères me donnent vraiment envie de découvrir la suite. Vivement le tome 2 !
La suite sur Babelio par Ally74 ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Un roman noir qui m’a profondément marquée.
Dès les premières pages, j’ai ressenti une palette d’émotions intenses : de la peur, de l’injustice, parfois même du dégoût… mais aussi cette envie viscérale de me battre aux côtés des personnages, pour ces enfants.
👉 Ce livre met en lumière, avec une force incroyable, une vérité trop souvent tue : beaucoup d’enfants restent sans défense, considérés comme de simples objets, et le silence des adultes leur pèse parfois plus que leurs blessures.
L’intrigue navigue entre 2020, où un enfant disparaît, et quarante ans plus tôt, dans un foyer isolé, où les secrets et les douleurs s’accumulent. Pas de course effrénée ni de surenchère, mais une atmosphère lourde, intime, profondément humaine. Un récit qui prend aux tripes, qui se lit d’une traite — un véritable page-turner — et qui rappelle que le passé, tôt ou tard, refait toujours surface.
✨ Les Enfants du Salève est un polar psychologique sombre, émouvant, et je peux vous assurer qu’il ne vous laissera pas indemne. Et bonne nouvelle : un tome 2 est à venir…
La suite sur Babelio par Ellyharperautrice ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Attention coup de coeur !
Avec Les enfants du Salève, Mel Eskera plante un décor frontalier qui sent le silence lourd, les secrets bien planqués et les cicatrices jamais refermées. le Salève n’est pas qu’un paysage : c’est une ligne de fracture. Entre France et Suisse, entre passé et présent, entre ceux qui savent et ceux qui paient.
Le roman creuse une noirceur humaine sans fioritures. Ici, l’enfance n’est pas un refuge mais un territoire miné, et les violences — sociales, familiales, institutionnelles — laissent des traces durables. Eskera écrit sec, tendu, sans pathos inutile. Chaque scène semble chargée d’une colère contenue, d’une volonté de dire ce qu’on préfère souvent taire.
On est dans un polar âpre, profondément social, où l’enquête importe autant que ce qu’elle révèle : les non-dits, les complicités silencieuses, l’abandon des plus fragiles. Pas de héros flamboyant, mais des êtres cabossés qui avancent comme ils peuvent. Et c’est précisément là que le roman frappe juste.
Un texte sombre, nécessaire, qui rappelle que les territoires soi-disant paisibles cachent souvent les pires violences…
La suite sur Babelio par Collectifpolar ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

En premier lieu, je tiens à remercier Mel Eskera pour l’envoi de son roman. Elle m’a confié ses écrits comme on confie son bébé, et c’est avec plaisir que je me suis plongée dans ce polar sombre qui, vous le verrez, vous fera frissonner et donner la chair de poule de la tête aux pieds. ⚠️ Ce livre contient des Trigger Warnings, car il aborde des sujets très difficiles tels que le viol, la violence et le kidnapping.
J’ai été très surprise par ce roman, et ce pour de nombreuses raisons.
En premier lieu, je ne m’attendais pas à lire plusieurs points de vue, et finalement, j’ai été complètement embarquée par les différentes histoires qui composent ce récit.
Nous suivons tout d’abord l’histoire de Tom, un petit garçon de six ans qui a disparu. Nous savons — ou du moins, nous supposons fortement — qu’il a été enlevé. Ensuite, nous découvrons un groupe de jeunes enfants qui vivent dans un foyer, chacun pour une raison différente. Ces derniers se sont liés d’amitié et ont formé le Clan des Cherokees. Enfin, nous suivons Jay, un ancien flic ayant perdu sa femme, ce qui l’a peu à peu fait sombrer dans un profond état dépressif. Nous croisons également, de temps à autre, d’autres histoires et personnages qui viennent enrichir l’intrigue.
En plus de suivre différentes histoires, celles-ci se déroulent à des époques distinctes, notamment entre 1983 et aujourd’hui. Malgré ces allers-retours temporels, la lecture reste fluide et facile à suivre.
En début de chapitre, la date et le lieu sont toujours précisés, ce qui nous permet de nous repérer aisément. Cette alternance apporte une véritable richesse au récit : grâce aux différents points de vue, nous assemblons peu à peu les pièces du puzzle pour comprendre ce qui s’est réellement passé.
La suite sur Babelio par Bookishly_Tea ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Aux confins du mystère
Plongez dans un univers où mystère, tension et intrigue se mêlent au quotidien des protagonistes, et où chaque détail peut devenir un indice décisif. Les Enfants du Salève entraîne le lecteur dans un récit où l’ingéniosité des jeunes se confronte à la rigueur d’un enquêteur expérimenté, révélant la complexité des enquêtes et des relations humaines dans une atmosphère captivante.
Le roman suit les protagonistes face à des événements mystérieux qui bouleversent leur univers. Entre stratégies d’observation, recherches minutieuses et défis personnels, chaque étape de l’enquête fait naître de nouvelles interrogations et maintient un rythme soutenu. L’alternance des points de vue entre adolescents et adultes offre une vision panoramique de l’intrigue, plongeant le lecteur au coeur des dilemmes et des situations critiques.
L’intrigue est finement structurée, mêlant mystère, actions stratégiques et rebondissements. Les protagonistes évoluent de manière cohérente, et leurs décisions reflètent leurs personnalités et leur âge. La narration à la troisième personne, alternée entre plusieurs voix, amplifie l’intensité émotionnelle et l’atmosphère captivante du récit. le style fluide, rythmé et ponctué de touches d’humour rend la lecture immersive, tandis que les dialogues et les descriptions détaillées renforcent la crédibilité et la tension des scènes.
La suite sur Babelio par Fanthomus ⭐️⭐️⭐️⭐️

Premier tome d’une duologie – Les Enfants du Salève est un polar noir ancré entre passé et présent qui explore la disparition, les blessures d’enfance et les vérités qui dérangent. Sous une tension psychologique et une émotion brute, il raconte l’histoire de ceux qu’on a oubliés.
Un roman qui vous hante bien après la dernière page.
Dans l’ombre des drames récents – de Betharram à la disparition du petit Émile – ce polar haletant vous entraîne là où l’actualité rejoint la fiction.
La suite sur Le blog de Philippe Poisson ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐

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⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ 4,5 étoiles sur 5

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