Bilan du 3ème Salon Littéraire et Créatif de Saint-Ismier
Le rideau vient de tomber sur la Place de l’Agora. Les lumières se tamisent, les cartons de livres se referment, mais l’écho des conversations, lui, résonne encore avec une acuité singulière. Le samedi 28 février 2026 restera gravé comme une étape charnière de mon parcours d’autrice. Entre l’effervescence électrique liée à la sortie de mon deuxième tome et l’intensité émotionnelle de ces derniers mois passés à peaufiner chaque ombre de mes intrigues, ce rendez-vous à Saint-Ismier fut bien plus qu’une simple séance de dédicaces. Ce fut une respiration nécessaire, un retour aux sources de ce qui fait battre le cœur de la littérature : la rencontre.
Une édition placée sous le signe de la qualité et de l’intimité
Si l’on devait résumer cette troisième édition du Salon Littéraire et Créatif Isérois en un seul mot, ce serait sans aucun doute l’authenticité. Certes, la fréquentation fut calme et feutrée. Pourtant, loin d’être un bémol, cette légère baisse de flux a permis d’instaurer une atmosphère d’une rare intensité. Plus de 200 visiteurs passionnés ont franchi les portes de l’Agora, et chaque passage devant mon stand s’est transformé en un véritable moment suspendu.
Dans le tumulte de la vie d’écrivain, on oublie parfois que les mots jetés sur le papier ne prennent vie que lorsqu’ils rencontrent l’œil de l’autre. Ce salon a été la preuve par l’image que la proximité et la bienveillance sont les véritables moteurs de notre moteur créatif. J’ai eu le privilège de passer du temps avec chacun d’entre vous, de ne pas seulement signer un nom sur une page de garde, mais d’écouter vos théories, vos peurs et vos coups de cœur.
Les points forts d’une journée mémorable
Ce que je retiens avant tout, c’est l’exceptionnelle qualité des échanges qui ont jalonné ces huit heures de présence. Vos retours sur Les Enfants du Salève m’ont sincèrement touchée. Entendre de vive voix l’impact de mes personnages sur votre sommeil ou votre perception de la psychologie humaine est un cadeau inestimable. C’est précisément pour ces instants de connexion, où le voile entre l’imaginaire de l’auteur et la réalité du lecteur se déchire, que je consacre mes nuits à l’écriture de mes thrillers psychologiques. La passion était palpable, transformant chaque dédicace en un dialogue profond sur la noirceur et la lumière de l’âme humaine.
J’ai croisé à Saint-Ismier des lecteurs investis, des chercheurs de pépites, des curieux de la première heure réellement désireux de découvrir de nouveaux univers littéraires. L’engagement dont vous avez fait preuve, votre curiosité pour la genèse de mon tome 2 et vos questions pertinentes sur les rouages du suspense m’ont rappelé à quel point le public isérois possède une culture littéraire exigeante et dynamique. Vous n’étiez pas là par hasard ; vous étiez là pour l’amour des histoires qui bousculent. Certains sont même venus spécialement pour moi, et ça, ça n’a pas de prix.
L’adrénaline du Tome 2 : Une sortie sous le sceau du partage
Ce salon marquait également un tournant personnel majeur : la présentation de la suite de mon premier opus. L’accueil réservé à ce deuxième tome, sorti en autoédition, a dépassé mes espérances. Voir vos yeux briller à l’idée de retrouver mes personnages, de replonger dans l’atmosphère oppressante mais fascinante que j’essaie de tisser, m’a confortée dans mes choix.
L’autoédition est un chemin de liberté, mais c’est aussi un défi de chaque instant. Le soutien que vous manifestez lors de tels événements est le socle de mon indépendance. Chaque livre emporté, chaque mot d’encouragement est une pierre ajoutée à l’édifice de cette aventure littéraire que nous construisons ensemble. Votre confiance est le carburant de mon inspiration.
Une énergie collective pour demain
Un événement culturel comme le Salon Littéraire et Créatif de Saint-Ismier ne se juge pas seulement à l’instant T, il se construit dans la durée. Voir cette énergie collective se déployer, observer les discussions s’animer entre les stands, constater que le thriller psychologique continue de fasciner et de rassembler, me donne une force incroyable pour la suite.
L’écriture est souvent une activité solitaire, une plongée en apnée dans les méandres de l’esprit. Mais des journées comme celle du 28 février sont les paliers de décompression nécessaires. Elles me rappellent pourquoi j’ai choisi de raconter des histoires : pour créer ce lien invisible mais indéfectible entre nous.
Merci pour votre fidélité
Je tiens à remercier infiniment les organisateurs pour leur accueil et leur dévouement, ainsi que mes collègues auteurs avec qui j’ai partagé des rires et des conseils. Mais mes remerciements les plus profonds s’adressent à vous.
Merci pour votre présence, votre écoute et cette fidélité qui me touche au plus haut point. Vos échanges sont précieux, ils restent ma plus belle motivation pour affronter la page blanche et pour continuer à explorer les recoins les plus sombres de la psyché humaine. Ce salon n’était pas seulement une fin de mois en apothéose, c’était le début d’un nouveau chapitre que j’ai hâte d’écrire avec vous.
L’aventure continue, et le suspense ne fait que commencer.






