Le chapitre 1 s’écoute… en musique

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Mel Eskera
septembre 13, 2026 |

Il y a des idées qui arrivent après coup. Pas pendant l’écriture, pas pendant la publication. Après. Quand le livre existe déjà, quand il tourne dans les mains des lecteurs, quand on a eu le temps de prendre du recul sur ce qu’on a fait. La lecture musicale est née comme ça. Pas d’une stratégie. Mais d’une évidence tardive.

Je suis autrice. Je suis aussi bassiste et choriste dans le groupe Hein?!. Mon mari est guitariste et chanteur. La musique occupe une place réelle dans notre vie, pas comme un hobby qu’on pratique le week-end, mais comme quelque chose qui structure le temps, les soirées, les répétitions, les concerts. Et à un moment, après la publication des « Enfants du Salève », quelque chose s’est mis en place naturellement. Pourquoi ne pas lire en musique ?

Une lecture. De la musique. Quelque chose de différent


Une lecture à voix haute est déjà un acte en soi. On entend la phrase autrement qu’on ne la lit. Le rythme, les respirations, les silences, tout ça devient audible. On découvre ce qu’on a écrit avec une oreille différente. Parfois on entend une maladresse qu’on n’avait pas vue. Parfois on entend quelque chose de beau qu’on n’avait pas mesuré.

Avec la musique derrière, c’est autre chose encore.

La musique ne commente pas le texte. Elle ne l’illustre pas. Elle crée un espace dans lequel le texte existe différemment. Elle dit à l’auditeur quelque chose que les mots seuls ne disent pas tout à fait. Une couleur. Une tension. Une atmosphère qui commence avant même que la première phrase soit prononcée.

Pourquoi le premier chapitre


Le premier chapitre des « Enfants du Salève » commence en 2020, à Annecy, un matin d’été ordinaire. Sophie Louviers et son fils Tom, six ans. Un jardin. Un portail. Et puis plus rien.

Ce chapitre est lent. Dense. Il installe tout. Le lieu, les personnages, l’atmosphère, et cette chose qui va manquer pendant tout le reste du roman. Il dit au lecteur : ça commence ici. Et ça ne finira pas comme vous croyez.

Le lire à voix haute, avec la musique qui monte progressivement, c’est lui donner une troisième dimension. Le texte existe sur la page. Il existe dans la voix. Il existe maintenant aussi dans le son qui l’entoure.

Un format pour ceux qui ne peuvent pas venir


En live, dans les salons, mon mari m’accompagne à la guitare acoustique. C’est sobre, immédiat, sans filet. Deux personnes, un texte, un instrument. Les lecteurs qui assistent à ces lectures en parlent différemment que ceux qui ont seulement lu le livre. Quelque chose passe autrement.

L’enregistrement, c’est une façon d’apporter ce format à ceux qui ne peuvent pas venir dans les salons. À ceux qui vous suivent depuis leur canapé, depuis une autre région, depuis un autre pays. À ceux qui ont lu le livre et qui veulent l’entendre. À ceux qui ne l’ont pas encore lu et qui veulent savoir ce que ça donne avant de se décider.

C’est aussi une trace. Quelque chose qui reste. Une façon de dire : ce roman a été écrit par quelqu’un qui vit aussi en musique. Ce n’est pas un hasard si les deux coexistent.

Si vous voulez en savoir plus sur Tom, sur Sophie, sur ce qui se passe après ce premier chapitre, les deux tomes sont disponibles dans la boutique, directement accessible depuis le menu.

Et si vous voulez nous voir et nous entendre en live, suivez les dates des salons sur les réseaux.

Un roman. Une voix. Une musique.

Ça commence ici.


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